Album Review : Ty Segall & White Fence – Hair (Garage Rock)

Album Review : Ty Segall & White Fence
” Hair “
- Time : Quelle introduction magistrale. Après un faux départ bien amorcé, Ty Segall et White Fence nous emmène avec eux back to the sixties. Deux guitares pour deux groupes amoureux de sons vintage, “Time” est un très bon titre introductif. Et ce final, ce final. Nous connaissions les deux guitares d’Albert King et Stevie Ray Vaughan (ici), nous connaitrons désormais celle de Ty Segall et Tim Presley.
- I Am Not A Game : Seul et unique titre d’ores et déjà connu de nos chères oreilles, elles ne pouvaient que redemander une portion de riffs si bien acérés. Les guitares crissent à merveille et nos oreilles sifflent plus que jamais, une extase sonore.
- Easy Ryder : Il est du genre de titres qui vous rappellent aux racines les plus brutes de la musique. Très Ty Segall version Single 2007-2010, voici bienvenues plus de deux minutes d’une romance punk fort plaisante.
- The Black Glove / Rag : Une voix façon Why? pour une ballade en charmante compagnie. La guitare résonne en background tel un vieux tube des Who. Et puis, soudainement, le tout se corse, le punk ravageur de nos compères reprend le dessus, pour notre plus grand plaisir. Rag qu’ils disent. Écoute stéréo indispensable.
- Crybaby : Acouphènes sonores garantis, satisfait et sourd, ou sourd. Voilà quel devrait être le slogan d’une collaboration dynamitée. Ces quasi deux minutes sur fond de punk-rock Bay Area ne sont jamais que la synthèse d’une génération.
- (I Can’t) Get Around You : Rythme implacable, paroles entêtantes, orchestration barrée, mon tout est “(I Can’t) Get Around You“. Parmi les titres les plus efficaces de l’album, si tant est que certains ne le soient pas, on fleurète avec la mémoire d’un Keith Richard façon “2000 Light Years From Home“.
- Scissor People : Ce titre mérite bien des honneurs, merveilleusement déstructuré, “Scissor People” est un single punk en acier trempé. Le titre le plus déjanté de tous, voilà qu’on y explore merveilleusement l’univers punk le plus psyché. Le patchwork radio américaine des années 60′ est quant à lui une pure merveille. Ty Segall y fait pleurer sa guitare, venez écouter, c’est jouissif.
- Tongues : Extraordinaire guitare pour extraordinaire batterie. Lorsque les voix des deux chanteurs deviennent à ce point psyché qu’elles croisent la route de celle des guitares, “Tongues” est enfin la.
Amoureux de productions bien finies et autres guitares proprettes, passez votre route. Hair se présente à nous telle une bombe punk faite d’indie rock et psyché fait en tout genre. Les guitares y sont mises à mal autant que nos tympans et c’est précisément pour cette performance que l’on procède encore et encore à l’écoute d’un Hair de bien belle qualité.
Ty Segall & White Fence – Time
Ty Segall & White Fence – Scissor People
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